samedi 10 janvier 2009

Le ciel des chevaux, Dominique Mainard



Lena apprend en ville qu'un adolescent vagabond vit dans le parc. Cette nouvelle la retourne complètement et lui rappelle son ancienne vie, avant son mari et son fils.

Je n'en dis pas plus...

Roman à la deuxième personne (et pourtant ça ne devient pas agaçant), je dirai qu'il est très bien maîtrisé sur la forme, le monologue de Lena ressemble à une ritournelle qui correspond très bien à ses souvenirs, ses sentiments...

J'aimerais dire qu'il est touchant, mais un petit je-ne-sais-quoi m'a empêché de vraiment m'approcher des personnages, et cette distance n'a pas permis que je m'approprie vraiment l'histoire. Pourtant je n'ai aucun élément objectif à lui "reprocher", puisque vraiment, tout vient par petites touches, ce n'est ni lourd ni gnan-gnan.

Pourquoi pas, donc.

samedi 3 janvier 2009

Bilan 2008

Pour faire trèèèès original, voici mon bilan 2008 !

Tout d'abord, j'ai battu des records, mais pas dans le sens de nombre de mes collègues bloggeurs : je n'ai jamais lu aussi peu en un an !
Année très busy, sans doute, mais quand même, ça ne fait que 30 tout rond au total !

Mes coups de cœur :
- Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, Harper Lee
- Bridget Jones : The Edge of Reason, Helen Fielding, qui a provoqué tellement de fous rires dans le métro (c'était avant mon expatriation outre-Manche)
- Pig Island, Mo Hayder
- The Graveyard Book, Neil Gaimn
- La souris bleue, Kate Atkinson

Les deux derniers étant également les deux derniers de l'année...
Record : 3 romans de Mo Hayder, chose qui m'arrive rarement.
Mon Zola de l'année, ça devient une habitude : Nana, qui m'a bien plu. (On a une relation comme ça Emile Zola, et moi ! Vincent Delerm sors de mon cooorps)

Quelques petites déceptions ou ennuis passagers :
Wish you were here, de Mike Gayle
Vices cachés, de Renate Dorrestein
Mes amis mes amours, de Marc Levy que j'ai vraiment détesté, et je ne le dis pas pour faire politiquement correct, car j'avais beaucoup aimé Et si c'était vrai il y a quelques années... Mais là, j'ai trouvé ça nul. Très très nul.

Mes projets lecture de 2009 : j'attends la liste du Blog-o-Trésors avec beaucoup d'impatience !!! (quoi, je l'ai déjà dit ?)
Je lirai sans doute plus de romans en anglais, London oblige, ce qui veut dire que je lis plus lentement mais c'est un vrai plaisir.
Ma PAL contient notamment (je suis toujours un peu en retard) les deux premiers tomes de Twilight, on va voir si je succombe ou pas ! Le film m'a l'air un peu niais, je préfère l'ignorer et me concentrer sur les romans.

En résumé, mon souhait : que lire reste un plaisir, tout comme ce blog et la lecture des vôtres, chers/chères camarades, qui m'est fort agréable !

jeudi 1 janvier 2009

La souris bleue, Kate Atkinson


Je connaissais Kate Atkinson mais je ne me rappelais que vaguement d'un style un peu original... Grâce au prêt de ma gentille petite soeur, j'ai pu savourer La souris bleue !

On peut en dire qu'il s'agit d'un roman policier, mais j'ai eu l'impression qu'il est un peu plus que ça : Jackson Brodie, détective, enquête sur trois affaires enterrées depuis longtemps par la police, car ayant eu lieu des années auparavant.

Très drôle, et très très juste, Kate Atkinson me plaît beaucoup et j'ai bien l'intention de continuer puisque j'ai cru comprendre que Jackson Brodie est de retour dans d'autres romans... Elle n'épargne aucun personnage et l'ironie est très présente, même si les thèmes abordés ne sont pas tous légers.

J'ai lu le roman presque d'une traite, chose de plus en plus rare depuis quelques temps, ce qui est donc très bon signe :)

Ce fut pour moi le dernier livre de 2008, et il forme avec celui de Neil Gaiman un très bon présage pour mes lectures de 2009 !
En attendant bien sûr la fameuse liste du défi de grosminou, qui sera j'en suis sûre pleiiiine de très très bonnes choses...

The Graveyard Book, Neil Gaiman


Découvert sur le blog de Karine :) qui en parlait avec tant d'enthousiasme que je n'ai pas pu résister dès ma première virée chez Waterstones...

Après avoir survécu à l'assassin qui a tué toute sa famille, un petit garçon est élevé par les habitants -morts, donc, d'un cimetière. Ses parents adoptifs, les Owen, le nomment Nodoby. Il grandit paisiblement, en jouant et en apprenant, grâce à son parrain, Silas, qui ne fait partie ni du monde des morts ni de celui des vivants. Parfois, l'espace clos rassurant du cimetière peut sembler étroit, en particulier pour un garçon qui grandit... Mais Bod est en sécurité à l'intérieur, tandis que l'assassin de sa famille le recherche toujours à l'extérieur...

Un très joli roman, adorable, impossible d'y résister... Difficile de s'empêcher pourtant de le comparer avec un célèbre petit sorcier à lunettes rondes : orphelin, dans un monde un peu fantastique... La comparaison s'arrête ici, cependant, car le roman, comme Bod, a sa propre personnalité et n'a strictement rien à voir avec une pâle copie de HP comme j'ai pu le craindre au début. Tous les personnages sont attachants, et j'ai retenu avec difficulté (contrairement à Karine :) !) une petite larme en lisant la fin.

Je découvre ainsi Neil Gaiman, que je suivrai très certainement puisque The Graveyard Book m'a énoooormément plu, c'est peut-être même mon coup de coeur 2008, en espérant que 2009 sera encore plus riche en livres de cette trempe !
Je ne peux que vous le conseiller et dire oui, mille fois oui à ce roman !

vendredi 26 décembre 2008

Le roman des Jardin, Alexandre Jardin


Un roman qui avait pas mal fait parler de lui lors de la rentrée littéraire 2005.

Habituée à des romancettes légérement mièvres - quand je dis habituée, je veux tout simplement dire que j'avais lu l'Ile des Gauchers en m'ennuyant, il faut bien le dire, et à grands coups de soupirs exaspérés, le Roman des Jardin m'a surprise.

L'auteur y révèle qui il est vraiment, ou plutôt qui étaient les Jardin, en recherchant ce qu'il y a de Jardin en lui : et si toutes ces bluettes qui ont fait son succès n'étaient que mensonges, s'il était un Jardin jusqu'à la (double)rate, fait pour le bonheur polygame et condamné à ne jamais pouvoir vivre comme les ennuyeux gens normaux ?

Alexandre Jardin nous raconte donc ses souvenirs, parmi sa grand-mère, qui considérait comme son devoir d'accueillir sous son toit les ébats des couples illégitimes, son grand-père le Nain Jaune, à la morale irréprochable qui faisait transiter par la Suisse des valises remplies de billets destinés au financement de divers partis politiques, et d'autres oiseaux rares de passage...

Quelques anecdotes amusantes, des personnages farfelus, le livre en soi n'est pas désagréable à lire et je me suis même sentie soulagée que Jardin ne fasse pas trop d'Alexandre mais plus du Jardin (si je puis dire...), quelques scènes trqsh même !

Pourtant, même si certains passages évitent l'écueil people en ne citant aucun nom, ce n'est pas le cas à chaque fois et j'ai eu l'impression générale qu'Alexandre Jardin cherchait à faire du "sulfureux", des choses à raconter sur les plateaux télé quand il ferait sa promo.... Un peu facile.

D'autant plus que si le livre s'intitule le Roman des Jardin, il s'agit bien d'un roman et non de mémoires, de confessions ou d'une pure autobiographie.

Or pour un roman, il faut une construction, une histoire, un but, ou au moins un des trois, quelque chose pour le faire tenir, et c'est un peu, selon moi, ce qu'il manque ici... Si fil conducteur il y a, ce serait peut-être la recherche d'identité de l'auteur, qui n'est franchement pas passionnante... Un peu lourde à certains moments.

Dit comme ça, ça a l'air d'un paquet de critiques mais il y a aussi des choses amusantes dans ce roman... Pas assez pour en faire un bon roman, je crains...

Noyeuses fêtes !

Entre Noël et le Nouvel An, je vous souhaite de très bonnes fêtes de fin d'année, sous la pluie, la neige ou au soleil pour les chanceux !

mercredi 10 décembre 2008

Magnus, Sylvie Germain


Magnus, c'est le nom d'un ours en peluche, celui d'un petit garçon qui grandit en Allemagne à la fin des années 30/ début des années 40.

Ce garçon va grandir et se rendre compte que l'histoire qu'il croyait être la sienne n'est qu'un mensonge inventé par des adultes trop coupables pour lui révéler la vérité.
Que reste-t-il quand sa propre identité n'existe plus ? Pas grand chose, et c'est ce qui fait de ce garçon, puis cet homme, un individu sans racine. Ses pas vont le mener en Angleterre, au Mexique, en Autriche ou encore aux Etats-Unis...

Je n'en révèle pas plus parce que ce serait vous gâcher le plaisir de la lecture.
Magnus est un personnage réellement attachant, dont l'histoire est vraiment plaisante à lire, même si règne sur les pages une sorte de nostalgie... ou mélancolie peut-être, parce qu'au fond Magnus ne cesse jamais de chercher qui il est, même s'il passe parfois par des chemins très indirects.

Pour être franche, je m'attendais à un roman un peu ennuyeux, et je me suis bien trompée. Je l'ai trouvé incroyable de justesse. Ca va peut-être faire hurler certains, mais à certains moments, l'atmosphère du roman m'a rappelé Au-dessous du volcan, de Malcolm Lowry. Les passages au Mexique notamment, ce qui est logique puisque l'action de ce dernier s'y situe également.

Au final, malgré un thème grave, pas de leçons de morale ou d'histoire : simplement l'histoire d'un homme.
Un coup de coeur, définitivement.