lundi 30 août 2010

Un homme dans sa cuisine, Julian Barnes

... où quand un écrivain britannique nous raconte son rapport à la cuisine (forcément !).

Pas la peine d'écrire des pages sur ce livre, qui vous fera passer un bon moment sans prétendre être un chef-d'œuvre.

Plein d'anecdotes amusantes : l'horreur de Julian Barnes, à table avec ses parents (anglais), après avoir passé du temps en France, lorsqu'il les voit couper au couteau leur salade ! Son indignation - assez jouissive ! - devant les recettes de cuisines imprécises ; son expérience de cuisinier amateur particulièrement maniaque...

Parfait si vous avez une ou deux heures à perdre et si vous n'attendez rien de plus qu'un peu de divertissement, ce petit ouvrage donne envie de se mettre aux fourneaux !

Merci à Armande pour cette lecture amusante, dont le charme très british est un plus indéniable :)

samedi 28 août 2010

Berlin, premiers jours...

Parce que j'aime ma nouvelle vie, ma nouvelle ville et mon nouveau quartier...










































mardi 24 août 2010

Mort d'un commis voyageur, Arthur Miller


Willy Loman travaille depuis plus de trente ans comme commis voyageur, mot un peu plus joli que "VRP", mais vous saisissez l'idée. De jeune commercial dynamique, il est devenu un homme dépassé, au bout du rouleau, et plus aussi performant qu'au début de sa carrière ; pas assez rentable pour son entreprise. Un vrai échec du rêve américain.

Ses deux fils, Biff et Happy, n'ont pas "réussi dans la vie", cette expression très importante pour l'époque, où la carrière fait la valeur d'un homme.

Se sentant de plus en plus inutile, Loman s'éloigne de la réalité, se remémore les relations difficiles qu'il a eues avec ses fils, alors que sa femme et ces derniers tentent de s'adapter...

Mort d'un commis voyageur est un texte magistral - qui doit être encore meilleur sur scène, forcément. Évidemment, il ne s'agit pas d'une comédie, mais les thèmes abordés sont profonds et n'ont pas tellement vieilli... Dans notre société capitaliste, qui valorise le travail au point d'en faire une condition sine qua non de réussite, que devient un individu rejeté par le monde professionnel ?

Je vous rassure, d'autres thèmes sont abordés dans la pièce, mais c'est peut-être celui-ci qui m'a le plus intéressée.

Une très bonne surprise, un auteur que je ne connais pas du tout : parfait !
Je dirais même... plus que parfait : 4/10 !


D'autres avis plus intelligents chez Cryssilda et Bouh.

jeudi 29 juillet 2010

Les âmes soeurs, Valérie Zenatti

Emmanuelle a décidé de prendre sa journée, sans rien dire à personne. S'évader des contraintes quelques heures, ne plus penser à mari, enfants, boulot... et finir son livre. Une journée ensoleillée dans Paris, seule, mais accompagnée d'un livre !


On suit ce roman avec elle, l'histoire de cette photographe de guerre à la peau dure, de son histoire d'amour finie trop tôt.


C'est peut-être un peu facile, mais c'est exactement dans les mêmes conditions qu'Emmanuelle qu'il faudrait lire ce roman : dans un bus, qui va un peu n'importe où, finalement la destination importe peu, finir sa lecture à la terrasse d'un café. Profiter de la jolie plume de Valérie Zenatti, malgré ce récit qui ne restera pas dans les annales, et savourer la petite pirouette finale.


J'ai passé un bon moment, mais j'attendais sans doute trop de l'auteure pour ne pas être déçue par cette lecture que j'oublierai très vite. Il m'a manqué l'émotion, la vraie, celle qu'elle avait su si bien offrir dans Quand j'étais soldate, un roman jeunesse qui se passe en Israël et que j'aimerais conseiller à... environ la terre entière !

vendredi 23 juillet 2010

Catching fire, Suzanne Collins


La suite du très bon The Hunger Games...

SPOILER ALERT : vraiment, ne lisez rien de ce qui suit si vous n'avez pas encore lu le premier tome. Ça vous gâcherait tout le plaisir, ce qui est bien dommage vu le potentiel de la série, et je ne me le pardonnerais pas (je suis toujours en froid avec la personne qui m'avait révélé que Dumbledor mourait, pas seulement pour ça d'ailleurs mais ça ne sert à rien de s'attarder... [oui, la spoiler alert concernait aussi Harry Potter]).

Katniss et Peeta sont rentrés dans le district 12, et même si la vie quotidienne de chacun s'est améliorée grâce aux rations plus généreuses offertes par leur victoire, quelques nuages plutôt sombres planent encore. Le dernier geste des deux adolescents dans l'arène a déclenché quelque chose de grave dans les districts, et le Capitole se fait de plus en plus menaçant...

Tout ce qui m'avait plu dans le tome 1 est encore présent : la nervosité de l'écriture, le côté "allez, un dernier chapitre et j'arrête", et le caractère plus que volontaire de Katniss. Mais... il y a un mais... la première partie de l'histoire, sans me laisser indifférente du tout, ne m'a pas paru aussi intéressante que The Hunger Games. C'est un bon récit, plein de rebondissements (et encore, pas à chaque page), mais il manquait le petit truc en plus pour que je craque complètement. Je ne voudrais pas vous en détourner pour autant ; simplement, Suzanne Collins nous avait habitués au caviar, et il faut juste revenir à des standards moins élevés, qui restent tout de même de la grande cuisine.

Et surtout, il y a THE rebondissement à peu près à la moitié du livre, qui m'a fait tout à fait revenir dans l'enthousiasme du début. A partir de ce moment, j'ai vraiment eu du mal à lâcher le roman ! Rien que pour ça, ça valait tout à fait le coup de lire ce tome 2. Forcément, on voit assez peu Gale, un peu frustrant peut-être...

J'ai un peu peur quand même pour le tome 3, qui doit sortir dans les prochains mois si je ne m'abuse, parce que la fin laisse présager d'un autre tournant dans la narration, qui sans être mauvais, me plaira peut-être un peu moins... mais je le lirai forcément !













6/12, I'm getting good at it !

lundi 19 juillet 2010

Sous le charme de Lillian Dawes, Katherine Mosby


Gabriel vient de se faire virer de son pensionnat pour garçons de bonne famille ; il atterrit chez son frère Spencer, dans un appartement décrépit de Manhattan. Quand Spencer travaille à ses nouvelles, Gabriel erre dans les rues de New York, traîne dans les cafés quand il a assez de monnaie au fond des poches.

C'est dans un de ces moments d'oisiveté qu'il rencontre la mystérieuse Lillian Dawes : insaisissable, jamais là où on l'attend et surprenante, elle sort avec la jeunesse dorée sans avoir vraiment l'air d'en faire partie. Elle fascine Gabriel, qui tente de l'intéresser avec la subtilité d'un bébé chien pataud dans un jeu de quilles, sans jamais réussir à atteindre le brillant de son aîné. La jeune femme change la vie des deux frères en un été à peine.

Sous le charme de Lillian Dawes est un roman un peu magique, pas aussi intriguant que son héroïne mais très intéressant quand même, pour l'ambiance new-yorkaise inspirée clairement des modèles de l'auteur Katherine Mosby, admiratrice de Truman Capote et de Francis Scott Fitzgerald dont on ne peut pas ne pas sentir l'influence. Ce n'est pas un reproche : il ne s'agit pas du tout d'une pâle copie du maître, Mosby a son propre style à la saveur un peu démodée - c'est encore un compliment. [un petit article de Bibliobs sur le roman]

On y croise de très bons personnages principaux, comme la tante farfelue Lavinia, délicieusement insupportable, qui horripile tout le reste de la famille Gibbs parce qu'elle refuse de suivre les traditions, ou la cousine Hadley, petite fille riche presque aussi cynique qu'une Blair Waldorf des années 50 (référence culturelle réservée aux initiés).

Je me permets de citer la phrase de Lou, qui correspond parfaitement à mon impression de ce roman : "j'ai l'impression qu'il s'agit davantage d'un roman qui se savoure mais qui peut-être ne laissera pas forcément de traces ensuite, la forme étant plus réussie que le fond".

D'autres avis chez Lily, qui est tout à fait conquise, et George Sand, qui trouve que Lillian a un petit côté Audrey [Hepburn] dans Diamants sur canapé... ça tombe bien, puisque j'aimerais lire bientôt Breakfast at Tiffany's (on en revient aux influences !).

Merci beaucoup à Folio et Livraddict pour cette rencontre !

mardi 13 juillet 2010

Reflets en eau trouble, Joyce Carol Oates


C'est l'été, et Kelly vient de rencontrer un sénateur. Brillant, il a tout pour plaire à la jeune étudiante en sciences politiques, même s'il a quasiment l'âge de son père. Il propose de la ramener en voiture de la fête qui s'est tenue chez son amie, elle accepte, ce n'est pas plus compliqué que ça dans l'Amérique des années 60.

Il a trop bu, il pense connaître un raccourci pour quitter l'île, mais la voiture plonge dans la rivière... Elle n'en sortira pas vivante.

Cette novella s'inspire directement du fait divers qui impliqua Ted Kennedy en 1969, mais ce n'est pas le principal intérêt du livre. Joyce Carol Oates, en très peu de mots, donne le ton, l'ambiance, et nous en apprend beaucoup sur chaque personnage. C'est subtil, très fin. Tellement juste qu'en fait l'ensemble du récit est totalement oppressant, et malgré la brièveté, j'ai eu du mal à le finir.



Vraiment excellent, comme tous les livres de JCO décidément. Le seul reproche que je pourrais faire à ce livre, c'est qu'il est bien trop court pour vraiment apprécier l'écriture de l'auteur.

Une petite lecture qui rentre dans le...














3/10. Amélioration en vue.