mercredi 13 janvier 2010

Manhattan nocturne, Colin Harrison


Porter Wren est journaliste. Il tient une chronique un peu connue dans un tabloïd new-yorkais, il écrit des faits divers à sensation : une fiancée se fait assassiner dans une laverie automatique, tuée par une balle qui traverse sa robe de mariée ? Il est sur le coup. Des années d'expérience lui ont appris à tirer le plus d'informations possible des témoins.

Un soir, à une réception à laquelle il n'avait pas vraiment envie de se rendre, une jeune femme extraordinairement belle le provoque en se moquant de la photo qui illuste sa chronique. Intrigué par son répondant, il la suit. Ce qui ressemblait à une rencontre éphémère s'avère en fait un peu plus compliqué, mais Porter ne comprend pas vraiment le rôle qu'il a à jouer dans toute cette histoire.

Les personnages de ce roman sont terriblement humains, et ce n'est pas dans le sens optimiste du terme que je l'entends ici. Dans ce Manhattan nocturne, et en tout cas très sombre, on y croise les détails les moins glorieux de l'humanité. Il n'y aura pas de happy end, mais ce n'est pas une tragédie non plus : juste la vie, parfois ensoleillée mais souvent pluvieuse et moite.

L'atmosphère de ce Manhattan, qui n'a rien à voir avec celui de Sex and the City, est très prenante, même un peu angoissante par moments. La quatrième de couverture de 10/18 est très juste, il s'agit tout à fait d'un roman noir, et d'un roman de mœurs à la fois.

Le personnage de Caroline, sans être totalement inintéressant, ne m'a pas entièrement convaincue ; en revanche, quasiment tous les personnages secondaires sont dépeints de manière très réaliste : la nounou des enfants de Wren, Josephine, ou encore Lisa, sa femme chirurgienne, sont passionnantes et mériteraient presque un roman à elles toutes seules.

Ce ne sera pas THE coup de coeur de 2010, mais ce roman a de vraies qualités. L'ambiance est tout de même bien plus importante que l'intrigue...

En tout cas, merci tout plein à Chaplum' pour ce livre voyageur ! D'autres avis : Ys , et Cuné (je suis tout à fait d'accord, "Wren est un con")

4 commentaires:

Ys a dit…

Les personnages sont vraiment tous réussis, même les secondaires, au point que c'en est remarquable. Ah bon, Wren est un con ?

Manu a dit…

MDR, Wren est un con ! Quel cri du coeur. Je suis contente que ce roman t'ait plu et je suis d'accord sur le fait que l'ambiance du roman est capitale ! J'ai apprécié le fait qu'on nous montre un autre côté de NY justement ! Car ce n'est pas que les paillettes et Broadway mais le touriste l'ignore bien évidemment !

Edelwe a dit…

Je ne suis pas trop tentée...je n'aime pas les livres pessimistes.

cocola a dit…

@Ys : Un con, pas seulement, mais il a quand même un côté tête à claque... C'est une des facettes de sa personnalité, enfin j'ai trouvé : il joue les victimes mais il est quand même responsable de ses actes non ?

@Manu : Merci encore pour le prêt ! Oui, décidément, j'aime New York dans la fiction !

@Edelwe : le roman n'est pas entièrement pessimiste quand même... juste un peu :)