jeudi 31 décembre 2009

Un dernier regard vers 2009...

Une nouvelle année se termine, le temps passe vite quand on lit :) et surtout quand on vit !

Je vous propose donc de revenir sur mes coups de coeur de l'année, et pour l'occasion j'ai préparé un petit Top Ten by myself ! Tout ceci reste bien entendu très subjectif, il ne s'agit pas des chefs d'oeuvre du siècle, tout simplement des romans qui m'ont le plus touchée cette année, qui ont remué un petit truc au fond du ventre, m'ont fait frémir d'horreur (car il y en a!), ou même regretter d'être arrivée à destination (je suis sûre, bande de LCA que vous êtes, que vous avez déjà vécu ça, quand le train/métro/bus/tram arrive et qu'on se dit NOOOOON pas maintenant !)...

Car en plus de pas mal de changements perso : retour en France, retrouvailles avec les vieux amis (ceux avec qui on aime toujours boire un verre et raconter toujours les mêmes conneries), ainsi que quelques passages mouvementés de ma vie sentimentale (mais bon, je vous passe les détails, remerciez-moi), 2009 a été remplie de très très bonnes surprises !

Et pour les quelques fidèles qui ont résisté au début, the winners are...

10) L'amour comme par hasard, Eva Rice.
Je venais de revenir à Paris, c'était la fin de l'été, mon anniversaire, il faisait beau, je découvrais mon nouveau quartier, je me disais que tout allait bien, bref, un moment de pur bonheur parfaitement accompagné de cette lecture toute en légèreté !

9) Le mec de la tombe d'à côté, Katarina Mazetti.
Je vous en ai parlé récemment, j'ai trouvé quelque chose de très fort à ce roman. Sans fioritures, simplement joli, voilà le genre de chose que j'aime. Je l'ai transmis à ma kleine sœur à Noël, espérons qu'il lui plaira autant qu'à moi !

8) Les exilés de la mémoire, Jordi Soler
Une énorme surprise, je n'en attendais rien, et ce roman m'a offert un beau cadeau. Entre l'Espagne, le Mexique et la France, un voyage dépaysant que je vous conseille.

7) Rêves de garçons, Laura Kasischke.
Des pom-pom girls en colo, c'est l'été, il fait chaud... tout ça se terminera beaucoup moins bien que ce qu'on croit.
Une fin choquante mais plausible, Laura Kasischke me plaît bien et je compte continuer à la lire !

6) Ni d'Eve ni d'Adam, Amélie Nothomb
Chez Nothomb, il y a les fans... et les autres. Je fais partie de la première catégorie, et je trouve que ce roman, bien qu'abordant un thème peut-être plus léger que ses autres livres, est tout simplement très bon. En plus, on en apprend encore un peu plus sur le Japon.

5) The Guernsey Literary and Potato Peel Pie Society, Mary Ann Schaffer et Annie Barrows
Un roman épistolaire (et insulaire!) fort sympathique, dont l'héroïne londonienne débarquant à Guernesey m'a plu. J'ai découvert plein de choses sur cette île, que je ne connaissais quasiment pas. Ça fait du bien au moral, c'est le genre de livre parfait pour les jours de pluie !

4) Life of Pi, Yann Martel
Ne vous fiez pas à sa couverture presque enfantine, ce roman est un peu plus profond que ce qu'il semble nous raconter. Une fin excellente bien qu'un peu tordue (enfin, elle est excellente parce qu'elle est ainsi), qui nous fait réfléchir quelque temps après avoir refermé ce roman...

3) When will there be good news ? , Kate Atkinson
Kate Atkinson est parfaite. Elle maîtrise à merveille ses intrigues captivantes et son écriture délicate mais tranchante. Je veux que Kate Atkinson écrive des livres jusqu'à la fin de sa vie, et même après.

2) American Wife, Curtis Sittenfeld
Encore une très bonne surprise : ce livre acheté uniquement pour un trajet d'Eurostar sonne vraiment juste. On retrouve toutes les qualités du premier roman de Curtis Sittenfeld (Prep), en mieux, corrigées des petits défauts. Il n'a pas été traduit en français je pense, mais si vous avez l'occasion, jetez-vous dessus.

1) The History of Love, Nicole Krauss
Ce numéro un fera définitivement partie de mon Hall of Fame de toute l'éternité de tout le monde entier et même de l'univers. J'ai pleuré, un peu. J'ai eu l'impression de connaître New York aussi bien que l'auteur. L'écriture est magnifique, et même s'il faut parfois un peu s'accrocher pour tout comprendre - ou plutôt accepter de ne pas tout comprendre, tout de suite, je vous le conseille vivement.

Un top 10 complètement subjectif donc !

A l'heure où j'ai programmé la publication de mon billet, nous serons sûrement tous en train de se souhaiter une bonne année, alors je n'ai qu'une chose à vous dire : que cette année 2010 soit riche en lectures et qu'elle soit pleine de coups de cœur inattendus !

A très bientôt...

dimanche 27 décembre 2009

Le mec de la tombe d'à côté, Katarina Mazetti


Rien de pire que de lire le dernier roman d'un de nos auteurs préférés, et de se trouver déçu.
Mais quel bonheur d'être agréablement surpris lorsqu'on entame un livre dont tout le monde a dit du bien - forcément louche !

C'est évidemment ce qui vient de m'arriver avec Le Mec de la tombe d'à côté, de Katarina Mazetti, auteur suédoise.

Tout ça me paraissait un peu facile, vu de l'extérieur, c'est-à-dire de la couverture : un fille qui tient un coeur, mouais, et de la quatrième de couverture : une histoire d'amour entre deux personnes qui s'agacent au départ, tiens donc, comme c'est original...

Mais cette histoire est tout sauf facile - je ne parle pas de la difficulté à entrer dans le roman, il n'y en a aucune, je veux dire que l'auteur ne s'est pas permis trop de facilités avec la narration et les personnages. Elle ne noue fait pas le coup du film américain, où quand la femme se lève à poil du lit, elle emporte tout le drap avec elle pour aller dans la cuisine (vous faites ça vous???). Ici, les sentiments pas charitables, pas politiquement corrects, qu'on a finalement tous, ne nous sont pas épargnés. Ce n'est pas une version aseptisée des relations hommes-femmes que nous offre Katarina Mazetti.

Benny et Désirée ne viennent pas seulement de milieux complètement différents, ils ont aussi des visions de la vie complètement opposées. Pas facile d'écrire une histoire d'amour - mais le mot n'est jamais vraiment prononcé, parce que personne n'y croit ? entre deux personnages qui n'ont rien de spécialement sensuel au départ.

Désirée est froide, Benny est bourru et les deux ne rendent vraiment pas les choses aisées... Ils m'ont désespérée ou agacée parfois. Mais après avoir refermé ce livre, je me rends compte qu'il a touché quelque chose de très profond en moi. Difficile d'expliquer pourquoi ou comment, mais le plus important à dire, c'est que ça n'arrive pas avec tous les livres, loin de là. Ce qui me donne une raison suffisante pour vous le conseiller.

Quelques avis en vrac : Mango, Fashion, Clarabel, Tamara
C'est assez curieux, tout le monde semble le trouver plutôt drôle et léger, moi je lui ai trouvé un petit goût mélancolique quand même...

mercredi 23 décembre 2009

Ma grand-mère avait les mêmes : Les dessous affriolants des petites phrases, Philippe Delerm


A classer dans la rubrique inclassable, Philippe Delerm m'étonne toujours. Je rechigne souvent à prendre un de ses livres, j'ai un peu peur de m'ennuyer, et quand je me décide, c'est souvent une agréable surprise.

De petites histoires, très courtes, très vraies et donc forcément amusantes, qui se lisent avec délectation. Lire du Delerm, c'est un peu comme goûter un macaron de chez Ladurée (gros clin d'oeil à quelqu'un ;) ) : on n'en mangerait pas tous les jours parce que ça pourrait être un peu lassant, mais on est étonné de la finesse de la friandise, beaucoup plus subtil qu'un simple éclair au chocolat acheté dans une boulangerie quelconque.

Le monsieur maîtrise bien la plume, et ce sont vraiment de petites touches d'humour subtil qu'il distille ici, en commentant des phrases qu'on entend souvent, qui ne sont pas stupides mais juste très cliché, trop utilisées. C'est un régal de lire ce que Delerm nous raconte des animateurs de radio, qui, voulant paraître sympathiques et ouverts, demandent d'un ton jovial à l'auditrice qui appelle "Et alors, qu'est-ce que vous allez faire aujourd'hui ?". Il attend une réponse du style, une promenade à la campagne. Et la brave dame de répondre : "Des frites". Bon, là, je viens de faire une mauvaise paraphrase d'une de ses petites histoires, donc rien que pour ça, vous devez lire ce livre, pour lire la manière dont il raconte ça, environ 1000 fois mieux que moi pour ne rien vous cacher.

Philippe Delerm, en fait, nous raconte des choses de la vie courante de manière à la fois très précise, très observatrice, et très poétiques. Ça doit être de famille :)

L'avis de keisha à qui ça a bien plu également

dimanche 20 décembre 2009

A plus, Choupi-Trognon, Louise Rennison


Quatrième tome du journal intime de Georgia Nicolson.

Je continue les aventures de Georgia, qui cette fois commence à réellement s'intéresser à l'école, et plus particulièrement au cours de français... Mais le nouvel assistant Sublime-Henri n'y est pour rien du tout bien sûr !

Mais la vie de Georgia est pleine de soucis : un Robbie pas assez présent pour cause de répét' et de tournée avec son groupe, un chat qui séduit la siamoise d'en face, et des hormones de bécotage en pleine puissance difficiles à maîtriser !

Que dire, sinon que je ris toujours autant des trucs inventés par la bande de copines pour porter le béret de l'uniforme de manière encore plus farfelue ? Une de mes héroïnes hilarantes préférées, avec Stephanie Plum (ok, je n'ai lu que la Prime pour l'instant...).

vendredi 18 décembre 2009

The Big Challenge Livraddict 2010


Bon, j'ai décidé qu'il n'y avait pas assez de challenges dans ma vie !

Et voici celui qui devrait (normalement) être le tout dernier auquel je m'inscris : le Livraddict Challenge !
Le principe est plutôt simple : il faut lire un certain nombre de romans présents dans le top 100 du forum, établi à partir des notes des blogueurs !

En gras, les titres que j'ai déjà lus. J'ai choisi d'en lire 5 en 2010. Je me laisse le champ libre... rien de défini pour l'instant !

1 ~ Anita Blake, tome 02 : Cadavre rieur
2 ~ Anita Blake, tome 03 : Le cirque des damnés
3 ~ Le Pacte des Marchombres, tome 2 : Ellana : L'envol
4 ~ Le Pacte des Marchombres, tome 3 : Ellana : La prophétie
5 ~ Mercy Thompson, tome 03 : Le baiser du fer
6 ~ Mercy Thompson, tome 02 : Les liens du sang
7 ~ La Fée carabine
8 ~ La petite marchande de prose
9 ~ La voleuse de livres

10 ~ Le Seigneur des Anneaux, tome 3 : Le Retour du Roi
11 ~ Charlie et la chocolaterie
12 ~ Le Bon Gros Géant

13 ~ Orgueil et Préjugés
14 ~ Geisha
15 ~ Des fleurs pour Algernon
16 ~ Artemis Fowl, tome 1
17 ~ Artemis Fowl, tome 2 : Mission Polaire
18 ~ Artemis Fowl, tome 3 : Code Éternité
19 ~ Artemis Fowl, tome 4 : Opération Opale
20 ~ Inconnu à cette adresse
21 ~ La Peste

22 ~ La Quête d'Ewilan, tome 1 : D'un monde à l'autre
23 ~ La Quête d'Ewilan, tome 3 : L'île du Destin
24 ~ Jane Eyre
25 ~ Le Pacte des Marchombres, tome 1 : Ellana
26 ~ Le Seigneur des Anneaux, tome 2 : Les Deux Tours
27 ~ Mercy Thompson, tome 01 : L'appel de la lune
28 ~ Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates
29 ~ L'Assassin Royal, tome 2 : L'Assassin du Roi
30 ~ L'Assassin Royal, tome 3 : La Nef du crépuscule
31 ~ Roméo et Juliette
32 ~ L'Assassin Royal, tome 1 : L'Apprenti assassin
33 ~ Anita Blake, tome 01 : Plaisirs coupables
34 ~ La gloire de mon père
35 ~ La nuit des enfants rois
36 ~ Les âmes vagabondes, de Stephenie Meyer
37 ~ Enfants de la terre, tome 1 : Le Clan de l'ours des Cavernes
38 ~ La Quête d'Ewilan, tome 2 : Les Frontières de Glace
39 ~ Les Mondes d'Ewilan, tome 1 : La forêt des captifs
40 ~ Les Mondes d'Ewilan, tome 3 : Les tentacules du mal
41 ~ A la croisée des mondes - Intégrale
42 ~ Chroniques des vampires, tome 2 : Lestat le vampire
43 ~ La sorcière de la rue Mouffetard, et autres contes de la rue Broca
44 ~ Les Thanatonautes
45 ~ L'ombre du vent
46 ~ Cyrano de Bergerac
47 ~ Le Livre des Étoiles, tome 1 : Qadehar le Sorcier
48 ~ Le Livre des Étoiles, tome 2 : le Seigneur Sha
49 ~ Le Nom de la rose
50 ~ Les Mondes d'Ewilan, tome 2 : L'oeil d'Otolep
51 ~ Les Piliers De La Terre
52 ~ L'évangile selon Pilate, suivi de Journal d'un roman volé
53 ~ Ramsès, tome 3 : La bataille de Kadesh
54 ~ Harry Potter, tome 3 : Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban
55 ~ Harry Potter, tome 4 : Harry Potter et la coupe de feu

56 ~ Je suis une légende
57 ~ Les Trois mousquetaires
58 ~ Si c'est un homme...
59 ~ Harry Potter, tome 1 : Harry Potter à l'école des sorciers
60 ~ Harry Potter, tome 6 : Harry Potter et le prince de sang-mêlé
61 ~ Le meilleur des mondes
62 ~ Le Seigneur des Anneaux, tome 1 : La Communauté de l'Anneau

63 ~ Harry Potter, tome 7 : Harry Potter et les reliques de la Mort
64 ~ Ensemble, c'est tout
65 ~ 84, Charing Cross Road

66 ~ Le portrait de Dorian Gray
67 ~ Ne le dis à personne...
68 ~ L'Épée de vérité, tome 1 : La première leçon du sorcier
69 ~ Ma vie est tout à fait fascinante, tome 1 : Ma vie est tout à fait fascinante
70 ~ Des souris et des hommes
71 ~ Les Hauts de Hurlevent
72 ~ Matilda
73 ~ Millénium, tome 2 : La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette
74 ~ Harry Potter, tome 5 : Harry Potter et l'ordre du phénix

75 ~ La grammaire est une chanson douce
76 ~ Chroniques des vampires, tome 3 : La reine des damnés
77 ~ Frankenstein
78 ~ La communauté du sud, tome 3 : Mortel corps à corps
79 ~ La saga des sorcières, tome 1 : Le lien maléfique
80 ~ Les Rivières Pourpres
81 ~ Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur

82 ~ Le magasin des suicides
83 ~ Coraline
84 ~ L'Empire des anges
85 ~ Chroniques des vampires, tome 1 : Entretien avec un vampire
86 ~ Harry Potter, tome 2 : Harry Potter et la chambre des secrets
87 ~ Twilight, tome 4 : Révélation
88 ~ Le journal d'Anne Frank

89 ~ Charlie et le grand ascenseur de verre
90 ~ Hamlet

91 ~ Le cycle des Dieux, tome 1 : Nous, les Dieux
92 ~ L'Épée de vérité, tome 2 : La pierre des larmes
93 ~ Nana
94 ~ Twilight, tome 1 : Fascination

95 ~ L'homme aux cercles bleus
96 ~ Tara Duncan, tome 1 : Les Sortceliers
97 ~ La jeune fille à la perle
98 ~ Le joueur d'échecs
99 ~ L'étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde
100 ~ Millénium, tome 1 : Les hommes qui n'aimaient pas les femmes

dimanche 13 décembre 2009

Les Mille et Une Vies de Billy Milligan, Daniel Keyes


Une fois n'est pas coutume, je me permets de reprendre la quatrième de couverture du Livre de Poche, qui n'en révèle pas trop :
Quand la police de l'Ohio arrête l'auteur présumé de trois, voire quatre viols de jeunes femmes, elle pense que l'affaire est entendue : les victimes reconnaissent formellement le coupable, et celui-ci possède chez lui la totalité de ce qui leur a été volé. Pourtant, ce dernier nie farouchement. Son étrange comportement amène ses avocats commis d'office à demander une expertise psychiatrique. Et c'est ainsi que tout commence... On découvre que William Stanley Milligan possède ce qu'on appelle une personnalité multiple, une affection psychologique très rare. Il est tour à tour Arthur, un Londonien raffiné, cultivé, plutôt méprisant, Ragen, un Yougoslave brutal d'une force prodigieuse, expert en armes à feu, et bien d'autres. En tout, vingt-quatre personnalités d'âge, de caractère, et même de sexe différents !


Je ne pouvais QUE lire ce livre, (qui n'est pas tout à fait un roman, sans se proclamer documentaire non plus), puisqu'il est signé Daniel Keyes, l'auteur du génial Des Fleurs pour Algernon, non chroniqué ici car je l'ai lu il y a quelques années déjà. Si vous pouvez découvrir ce dernier, c'est top, car il ne ressemble à aucun autre.

Mais revenons à nos moutons : Billy Milligan est un personnage fascinant, et ce livre est à son image. Au-delà de l'intérêt pour les personnalités multiples de Billy, l'auteur a voulu nous parler du système judiciaire et médical des Etats-Unis : Milligan est le premier à avoir plaidé l'irresponsabilité pour cette maladie psychiatrique, à une époque où elle n'était pas reconnue par tout les médecins. Il nous raconte aussi un acharnement médiatique, une récupération politique assez odieuse. L'auteur, tout en essayant d'être le plus objectif possible, est plein d'empathie, et on s'attache réellement à certaines personnalités.

Tous les faits sont réels, et j'ai eu envie de savoir ce qu'était devenu Billy (car le livre relate des événements qui se sont produits dans les années 70). Il existe une suite, si l'on peut dire, qui s'intitule Les Mille et Une Guerres de Billy Milligan. Malheureusement, en dehors de ces deux titres et Des Fleurs pour Algernon, je ne crois pas que d'autres livres de Daniel Keyes aient été traduits en français... A dénicher en VO, donc.

Un grand merci au Livre de Poche pour m'avoir permis de découvrir ce très, très bon livre, ainsi qu'à Livraddict pour avoir organisé ce partenariat.

Edit : je pense que ce roman, paru en 1981 aux USA, peut faire office du premier livre lu dans le cadre du challenge 100 ans de littérature américaine ! 1/10 donc !

samedi 12 décembre 2009

SWAP Mille-Feuilles

Pourquoi Dieu a-t-il inventé les SWAPs ? Pour nous remonter le moral les soirs pluvieux, après une dure journée peut-être...


Voici ce qui m'attendait il y a quelques jours, dans un mystérieux colis venu de ma région natale (que je ne connais quasiment pas en fait), la Franche Comté :


Vous pourrez remarquer des petits teasers sur chacun des petits paquets... dont certains m'ont fait me poser beaucoup de questions !!!
Comment ça un des paquets aurait pu "couler" pendant le voyage ???
Il s'agissait en fait d'un Mont d'Or (pour les ignares dont je faisais partie), accompagné d'une suggestion de dégustation que je n'ai pas pu suivre... désolée Aurore ! Mais j'ai apprécié (j'ai eu un peu peur, mais tu as eu raison, je suis une aventurière du goût et j'étais obligée de tester !).

Pourquoi se contenter du salé quand on peut avoir du sucré ???

Autant vous dire que j'ai préféré prendre la photo le plus vite possible car je savais que la tablette de chocolat aurait une durée de vie TRES limitée ! Pas encore goûté la friandise, mais dis-moi ô grande sage Aurore, qu'est-ce que c'est et comment ça s'appelle ?

Après le manger, le boire !

J'ai découvert l'existence des filtres à thé par la même occasion, très bonne initiative puisqu'effectivement je n'ai pas de théière... Merci ! J'ai goûté les deux thés, et j'aime j'aime j'aime !

N'oublions pas que le thème de ce SWAP était la cuisine... c'est pourquoi le cahier de recettes était un must ! Il y a plein de choses que j'ai envie de tester dans celui-ci, de super bonnes idées !



Enfin, notre plus grande addiction à toutes (tous?), pire que le chocolat, j'ai nommé...

Les liiiiiiivres ! Bazar Magyar, de Viviane Chocas, dont le titre évoque plein de saveurs exotiques. Un homme dans sa cuisine, de Julian Barnes, que par une heureuse coïncidence, j'ai également offert à ma swappée, et Mangez-moi, d'Agnès Desarthe, qui est apparemment un coup de coeur pour Aurore ! J'ai hâte de découvrir tout ça !

Et donc je remercie du fond du coeur ma swappeuse Aurore pour ce super colis (en espérant qu'elle ne s'est pas arraché trop de cheveux et qu'il lui en reste encore ;) ), ainsi qu'Edelwe pour l'organisation de ce swap ! N'hésite pas à recommencer avec un autre thème, je serai partante !

mercredi 9 décembre 2009

Entre mes nunga-nungas, mon coeur balance, Louise Rennison


Troisième tome du journal de Georgia Nicolson.

Après presque dix ans passés sans la plus drôlissime des collégiennes anglaises, je pensais que ça m'amuserait moins, puisque maintenant je n'ai plus le même âge qu'elle et donc pas tout à fait les mêmes préoccupations (ça... ça reste en théorie :) ).

Il a suffi d'un passage innocent à la bibliothèque, d'un petit coup d'oeil au rayon jeunesse (où je me sentais un peu mal à l'aise rapport à la taille des étagères qui sont plus petites que moi)... et j'ai replongé. Je ne regrette pas, mais alors pas du tout ! J'ai donc pris mon air le plus digne pour aller l'emprunter, mais je crois que ça a quand même ruiné toute ma crédibilité devant le Guillaume Canet junior qui faisait la queue à côté de moi.

Mais bon, un tel délice vaut bien quelques sacrifices ! Georgia a donc autour de 13-14 ans, va dans une école pour filles où elle est obligée de porter un uniforme (on est en Angleterre je vous rappelle), et elle est complètement fofolle. Vraiment, je ne veux pas vous gâcher le plaisir en vous racontant les pitreries dont elle est capable, mais je vous invite à les découvrir ! Comme toutes les ados, Gee trouve ses parents complètement ridicules, ses profs absolument barbants, et son principal centre d'intérêt tourne autour d'un certain Robbie, alias Super-Canon.

Cette série de romans m'a valu environ une centaine de fou rires, je pense que c'est un bon indicateur !

mercredi 2 décembre 2009

Les piliers de la terre, Ken Follett


8 nominations dans la liste du blog-o-trésors, des avis enthousiastes... je ne prenais pas beaucoup de risques avec les Piliers de la terre.

J'ai bien aimé le début, une immersion totale dans l'Angleterre moyenâgeuse, des personnages sympathiques, pas mal de rebondissements... Pour ceux qui ne connaîtraient pas du tout, ce roman raconte la construction d'une cathédrale au XIIème siècle, et a pour héros le prieur d'un monastère, un bâtisseur et sa famille, des seigneurs et des personnages du haut clergé parfois sournois et manipulateurs...

Seulement, petite précision utile, le livre fait 1050 pages. C'est BEAUCOUP. Jusqu'à 400-500 pages, j'appréciais, mais au-delà, j'ai trouvé ça un peu lourd. Les rebondissements sont toujours plus ou moins les mêmes, et même s'il est vrai que l'histoire s'étale sur un peu plus de 30 ans, l'auteur aurait peut-être obtenu une intrigue un peu plus intense en raccourcissant le récit... Tous les personnages ont commencé à me taper sur les nerfs, et après les 850 premières pages, je n'en pouvais plus. Vraiment. J'ai lu parce que j'étais "presque" arrivée au bout et que le début n'avait pas été si terrible que ça, mais je voulais vraiment en finir.

Enfin, sans vouloir en rajouter pour descendre ce roman, j'ai trouvé les personnages plutôt caricaturaux, gentil bâtisseur, méchant chevalier, courageuse fille, etc...

Mon avis va plutôt à contre-courant de ce que j'avais pu lire sur la blogosphère, tant pis !

mercredi 25 novembre 2009

American Darling, Russell Banks


Hannah Musgrave, 59 ans, décide de retourner en Afrique. Elle a vécu plus de dix ans au Liberia, avant d'abandonner sa maison de Monrovia pendant la guerre civile pour revenir aux Etats-Unis. Elle a choisi de revenir dans son pays, qu'elle avait pourtant fui en tant que clandestine, après avoir organisé des attentats au sein d'organisations d'extrême-gauche.

Un jour, Hannah décide qu'elle doit y retourner. Poussée par un besoin qu'elle a du mal à comprendre elle-même, elle refait le chemin inverse, pour dire au revoir aux chimpanzés dont elle s'était longtemps occupée là-bas, et savoir ce qu'il est arrivé à ses fils... laissés au Liberia alors qu'ils avaient à peine 13 et 14 ans.

Elle revient sur ses années passées en Afrique, dans un milieu très privilégié. Elle s'est très peu intégrée dans la société libérienne, malgré son mariage avec un ministre autochtone. Elle a vécu la guerre civile de loin ; elle n'a pas vécu les combats des rues, les meurtres, viols et tortures commis par les soldats de tous les camps, même pas comme spectatrice, alors qu'ils avaient lieu à quelques rues seulement de chez elle.

Le personnage de Hannah est très fort, même s'il m'est totalement impossible de m'identifier à elle. Elle a la capacité incroyable de pouvoir entrer dans une nouvelle vie, un nouveau pays en quelques jours ; elle peut aussi abandonner les gens qui l'aiment presque sans aucun regret. Hannah est quelqu'un de froid, peu sensible aux réactions de son entourage, même si elle n'est pas totalement antipathique... Et parfois, la carapace se fissure un peu, et on comprend que quelques choses ont tout de même compté pour elle, comme le regard de son père, parfois.

Un beau roman, un peu rugueux, un peu triste aussi.

samedi 21 novembre 2009

Swap Mille Feuilles

Je viens de finir mon petit colis qui partira lundi matin vers d'autres contrées... en espérant que la destinataire soit satisfaite du contenu !

Et je confirme, l'emballage de paquets cadeaux n'est vraiment pas un de mes dons...

mercredi 18 novembre 2009

Le joueur d'échecs, Stefan Zweig


Un auteur que j'apprécie beaucoup, un très court roman jamais lu : c'est rattrapé !

Ceci n'est pas un résumé, mais juste une mise en bouche, si je puis dire :
Sur un paquebot, la présence d'un des meilleurs joueurs d'échecs du monde provoque l'excitation chez les gentlemen, qui rêvent de jouer contre lui. Un seul de ses adversaires amateurs le troublera. Celui-ci a appris les échecs d'une manière très particulière...

Il m'est souvent difficile de parler de mes lectures de "classiques", car j'ai peur de ne pas exprimer plus de choses que tout ce qui a déjà été écrit sur le sujet. Tout ce que je peux vous dire à propos du Joueur d'échecs, c'est que l'écriture de Zweig - que je ne lis pas en VO malheureusement ! - est parfaite. Lire du Zweig, c'est un peu comme écouter un concerto pour piano. Bon, la comparaison est peut-être un peu obscure en dehors de mon cerveau, mais ce que je veux dire, c'est que la beauté et la délicatesse de son écriture me touchent à chaque fois.

Si vous ne connaissez pas l'auteur, il faut y remédier ! Pour ma part, j'aimerais beaucoup découvrir sa biographie de Marie-Antoinette...

vendredi 13 novembre 2009

Shopaholic takes Manhattan, Sophie Kinsella


2ème volume des aventures de la Shopaholic, alias l'Accro du shopping.

Becky est donc amoureuse, elle a réglé toutes ses dettes, rendu toutes ses cartes de crédit, tout va bien... peut-être pas pour très longtemps !

Un petit séjour à New York, et l'accro replongerait-elle ?

On ne change pas une recette qui marche, et je pense que si vous avez aimé le premier tome, vous aimerez celui-ci. Je confirme que lire en VO, c'est toujours mieux, car en VF, la chicklit sonne toujours un peu bêbête, les mots sont soit démodés soit en décalage avec les situations...

Rien de révolutionnaire, mais j'ai passé un bon moment. Becky est irrécupérable, mais c'est pour ça qu'on l'aime. Bon, Luke est un peu trop lisse à mon goût, mais tout le monde ne peut pas être Joe Morelli ;) ! Je lirai probablement la suite un jour, mais pas tout de suite : il vaut mieux espacer ces lectures, sinon ça devient vite lassant...

lundi 9 novembre 2009

Une vie de pintade à Paris, Layla Demay et Laure Watrin


Pas vraiment un roman, Une vie de pintade à Paris se trouve plutôt à mi-chemin entre l'étude sociologique et le magazine féminin.

Les auteurs évoquent avec humour les habitudes des parisiennes, persuadées de vivre dans la plus belle ville du monde même lorsqu'elles n'ont pas dépassé les limites de leur propre arrondissement...

J'ai découvert ce livre grâce à un partenariat entre Livraddict et le Livre de Poche (que je remercie tous les deux au passage), et même si le titre m'attirait, j'avais une petite appréhension : que les auteurs soient des parisiennes "branchées", que le livre entier ressemble à un article du Figaro Madame, rempli de chroniques de boutiques de luxe, que ne soient évoqués que les endroits chics de Paris, et pas tous les quartiers populaires, qui font pourtant aussi l'identité de Paris...

Mais heureusement, les auteurs ont toutes les deux vécu longtemps à New York, et elles ont le recul nécessaire pour pouvoir critiquer Paris, et la France en général. Parce que j'adore Paris, mais mon retour de Londres a été un peu difficile : une grande majorité de Français sont toujours persuadés que leur pays est le meilleur au monde, et ne font preuve d'aucun second degré sur le sujet...

Ouf, donc, les merveilles de Paris sont évoquées, tout comme ses désagréments, et il faut bien dire que l'œil de lynx de Layla Demay et Laure Watrin a su repérer plein de petits détails très exacts à propos de la capitale !

Ayant longtemps vécu un peu partout en France, à Paris, puis à Londres, puis re à Paris, je me sens toujours entre deux rives, à la fois parisienne, à la fois anti-parisienne, les habitants m'énervent, mais j'en fais pourtant partie... A Paris je me sens provinciale et chez moi à la fois, pour mes amis "d'ailleurs", je suis parisienne... Ce livre peut convenir aux deux "moi" (ne vous inquiétez pas, je ne vire pas schizophrène) : il contient pas mal de petits bons plans pour les parisiennes, et peut constituer une première approche de la vie parisienne pour ceux qui n'y ont jamais vécu.

Belle découverte que cette série, qui permet de découvrir une ville autrement que par le côté touristique (qui est passionnant aussi, bien sûr) et je suis assez intéressée par toutes les autres villes, je crois qu'il existe New York, Londres, Téhéran, Beyrouth... Pour en savoir plus, le site internet est .

Et s'il ne fallait qu'une raison pour lire ce livre, les illustrations sont de la géniale Margaux Motin !

dimanche 8 novembre 2009

Juste une mise au point...

Je me dois d'annoncer officiellement ma participation à quelques challenges...
Aussi téméraire qu'Indiana Jones, plusieurs me tentent... alors je me lance à corps perdu dans tout cela, ne sachant pas du tout où cela va me mener, car je pars en Allemagne en septembre pour un an : où vais-je bien pouvoir trouver de la lecture en français et en anglais ??? A ce propos, si quelqu'un connaît de bonnes librairies/bibliothèques internationales ou au moins anglo-saxonnes à Berlin, je suis preneuse :)

Passons donc aux choses sérieuses !

1) le challenge English Classics de Karine:). Le principe : lire au moins 2 classiques anglais avant la fin 2010, et on peut commencer tout de suite ! Largement faisable donc, et bon pour la santé !

2) le challenge Lire en VO, organisé par bladelor : challenge Mini pour moi, c'est à dire lire 6 livres en VO avant la fin 2010, et là aussi, ça commence maintenant !
Remarque, je pourrais presque participer au challenge Maxi parce que je pars en septembre, et à partir de ce moment, je lirai probablement encore plus en anglais (voire en allemand, mais je ne vous promets rien !) Allez, soyons fous, je fais péter le Maxi ! (ooooh je sens que je vais le regretter plus tard!)

3) Challenge 100 ans de littérature américaine, organisé par Bouh. Il faut lire des romans américains du 20ème siècle. Moi aussi, j'ai dit "Yes I can", et pour 10 livres !

4) Défi Science-Fiction, par geishanellie : comme je suis une pauvre nulle en SF,
mon choix se portera sur le défi "simple", c'est-à-dire qu'il faut simplement lire 3 romans SF d'ici fin 2010 ! Je n'ai pas encore d'idée précise, je consulterai certainement vos blogs pour m'inspirer !

Et maintenant place à l'hésitation : j'ai failli dire oui au challenge de Mariel, J'aime les classiques. Je trouve que c'est une super idée, mais j'ai bien peur de ne pouvoir m'y tenir, alors, le cœur brisé, je ne participerai pas... Mais n'hésitez pas à vous lancer !

C'est déjà pas mal pour le moment, mais je ne vous garantis pas que je ne m'inscrirai à rien d'autre avant la fin de l'année. Mouhahahaha quelle année cette année 2010 !

samedi 7 novembre 2009

Apex ou le cache-blessure, Colson Whitehead


Bien étrange lecture que celle-ci...

Le héros de ce roman invente des noms pour des produits. C'est son métier, il est payé pour trouver le nom qui fera que tel pansement, tel détergent aura du succès, car le nom importe presque plus que le produit lui-même.

Il est appelé dans une petite ville : l'héritier de la riche famille qui a construit une bonne partie de l'histoire de la ville, la maire, descendante des familles noires fondatrices, et l'homme d'affaires qui en fait un centre technologique majeur, veulent un arbitre pour renommer leur cité. Notre "consultant en nomenclature", puisque c'est son métier, va donc devoir décider.

Alors que chacun tente de le rallier à sa cause, il revit intérieurement ces derniers mois, pendant lesquels il a vu apparaître une douleur étrange à l'orteil.

J'ai été époustouflée par le début, ainsi que par quelques passages brillants tout au long du livre. Malheureusement, j'ai un peu perdu le fil à partir du dernier tiers, et je crois que je n'ai fait qu'effleurer les thématiques abordées à travers le nom des choses : est-ce qu'on n'est que ce que son nom dit ?
Je ne peux donc pas dire qu'il s'agisse d'un mauvais roman, mais ce ne sera pas un coup de coeur pour moi.

mercredi 4 novembre 2009

Les nuits assassines, Byun Ki-Hyun et J.-M. Goum


Autriche, un petit village dans la montagne. Lorsqu'un homme meurt mystérieusement, toute une famille est ébranlée. Pas seulement par le deuil, mais par les souvenirs malsains que cette fin abrupte fait resurgir... Bientôt, le malheur frappe à nouveau.

La famille Neunhöffer est-elle maudite ou est-ce simplement une bien triste coïncidence ?

J'ai lu cet album d'une traite, parce que j'avais envie de connaître la fin, et je n'en garde pas un mauvais souvenir, même s'il n'est sans doute pas exempt de défauts. L'originalité : un scénariste français et un dessinateur coréen ont travaillé ensemble sur cette bande dessinée, à des milliers de kilomètres l'un de l'autre.

Je me suis sentie un peu neuneu en lisant, car j'avais beaucoup de mal à distinguer les personnages... je trouvais qu'ils avaient un peu tous la même tête ! Mais ouf, j'ai lu ça à divers endroits sur le web, je ne dois donc pas être la seule !

Autre petit reproche : le manque de crédibilité de l'histoire, dès le début. Je n'ai trouvé aucun billet sur cet album (en tout cas, dans les blogs que je lis régulièrement), mais je serais curieuse d'avoir votre avis !

mardi 3 novembre 2009

La prime, Janet Evanovich


Once upon a time, il y a un peu plus d'un an et demi, je découvrais les blogs de lecture... Un des premiers était celui d'une bloggeuse qui ne tarissait pas d'éloges sur les romans de Janet Evanovich, des polars très humoristiques, remplis de hot guys un peu criminels et gentils à la fois.

J'étais un peu timide alors, et je ne laissais pas beaucoup de commentaires, mais je n'ai pas oublié depuis les billets sur Stephanie Plum publiés par Karine :).

Je me disais que si ça la faisait hurler de rire, ça me plairait sûrement.... et ça n'a pas raté ! Je me suis surprise à pouffer dans le métro (sous les regards inquiets des autres voyageurs), et même au travail en repensant à certaines scènes...

Et pour celles (rares je crois) à ne pas connaître du tout cette série, Stephanie Plum, après avoir été acheteuse de lingerie bas de gamme, se retrouve un peu par hasard chasseuse de primes. Gaffeuse et fofolle, ce qu'il y a de génial chez Stephanie c'est qu'elle est comme nous (bon, c'est vrai que mes gaffes à moi sont moins graves car je ne traque pas des dangeureux délinquants... mais quand même !), mais en pire !!!
Et Mamie Mazur, sa grand-mère donc, est complètement timbrée elle aussi (chez moi aussi c'est de famille d'être un peu fantasque... quand je vous disais qu'elle nous ressemble !)

En conclusion, pour ceux et celles qui sont arrivés à la fin de ce billet anarchique plein de parenthèses "ma vie", jetez-vous sur ce livre, qui date déjà de 1994, il vous donnera une super bonne humeur ! Pour ma part, je vais tenter l'impossible pour trouver le second tome (en VO, ce serait encore mieux je pense).

dimanche 1 novembre 2009

Le ratichon baigneur, Boris Vian


Pour ma première participation au Blogoclub de lecture, dont le thème était cette fois-ci une lecture libre autour de Boris Vian, j'ai choisi Le ratichon baigneur, recueil de nouvelles écrites entre 1946 et 1950 : j'avais déjà lu L'écume des jours et je souhaitais découvrir autre chose de l'auteur.

En ce qui me concerne, j'aime le format de la nouvelle, mais j'en lis très rarement, car je trouve qu'elles sont rarement excellente, et quand une nouvelle n'est pas excellente, elle est complètement ratée. Et je n'ai absolument pas été déçue car dear Boris est très, très doué : chacune est drôle, sans aucun mot superflu. Very germanopratin !

Les thèmes sont farfelues et les péripéties absurdes, les personnages un peu fous mais qu'importe, c'est toujours distrayant et plein d'esprit ! Pourquoi faut-il toujours emmener sa fiancée à la piscine ? Pourquoi le mois d'avril ?

En espérant que mes camarades du blogoclub auront autant apprécié leur lecture que moi !

Edit : merci à Lisa et Sylire d'organiser tout ça ! Chez elles vous trouverez toutes les chroniques de ce mois-ci... on dirait bien que je suis la seule à avoir choisi ce recueil de nouvelles !

dimanche 25 octobre 2009

Cinq jours par mois dans la peau d'un garçon, Lauren McLaughlin


Jill est une ado plutôt jolie, qui aime tester des tenues dans sa chambre avec l'aide de sa meilleure amie passionnée de mode Ramie. Sa préoccupation essentielle est de trouver un moyen de se faire inviter au bal de fin d'année par THE garçon...

Une fille de 17 ans banale, ou presque : cinq jours par mois, Jill se transforme en garçon (avouez que celle-là vous ne l'aviez pas vue venir, avec un titre aussi mystérieux), et son double masculin, Jack, est plutôt intéressé par les magazines porno que par le bal de promo.

Ses parents sont au courant, mais font tout pour le cacher, et lors de ses "sorties", Jack est enfermé dans sa chambre.

Un drôle de roman jeunesse, que je n'aurais même pas regardé si Clarabel n'en avait pas si bien parlé :)
La couverture pourrait vous laisser croire qu'il s'agit d'une histoire mielleuse et cul-cul-la-praline, point du tout, certains passages sont même plutôt osés, et c'est tant mieux, car le résultat n'est pas trash, mais très réussi.

C'est un peu court tout de même, et ça se lit très vite. La suite (pas encore sortie en France) peut être intéressante.

jeudi 22 octobre 2009

La théorie des gens seuls, Dupuy et Berberian


Cet album est apparemment un hors-série de la série des Monsieur Jean, mais je ne connais point du tout, alors je vous dirai simplement qu'au fil des tomes, on suit la vie de ce Monsieur Jean qui mûrit. Avouez que ça vous en apprend beaucoup :)

Ce Monsieur Jean est en tout cas très sympathique, et vit une vie normale : parfois de bonnes surprises, des journées à la fin desquelles on se dit : "VDM", bref, comme nous... Il a aussi un ami très drôle, Félix, qui pourrait être moi en garçon, et je ne me lance pas des fleurs en disant ça car Félix est cynique sur les relations amoureuses et surtout de très mauvaise foi !

Un album sympa donc, qui me donne envie de lire la série en commençant par le début.

D'ailleurs, pour ceux et celles qui connaissent, les auteurs-dessinateurs sont aussi ceux d'Henriette, cette ado boulotte à lunettes très marrante. Alors forcément, je ne pouvais qu'aimer La théorie des gens seuls.

Où l'on évoque les petits plaisirs des blogs...

... plein de petites choses dont je ne vous ai pas parlé !

1) le SWAP Mille Feuilles, organisé par Edelwe. Le thème : la cuisine et les livres... ça promet ! Il s'agit là de mon tout premier SWAP, j'ai donc super hâte que ça commence !

2) ma découverte du forum Livraddict, très sympathique et de plus en plus rempli :) , grâce auquel je participerai très bientôt à un partenariat intéressant... à suivre !

3) les challenges ! J'ai d'ores et déjà décidé de participer au English Classics Challenge proposé par Karine :)... Et ce n'est que le premier ! J'hésite à commencer un challenge ABC pour la nouvelle année... et mon rêve : qu'un nouveau challenge Nom de la Rose soit organisé par grominou !

Et vous, des challenges déjà prévus pour 2010 ?

mardi 20 octobre 2009

A froid, Karin Slaughter


A la découverte du cadavre d'un étudiant sur le campus de Grant County, Sara Linton, médecin légiste, est appelée. Ce qui ressemble à un règlement de comptes entre junkies et dealers se complique un peu lorsque la propre sœur de Sara est violemment agressée, peu de temps après.

Si les quelques premières pages ont pu faire naître l'espoir d'un bon polar en moi, l'excitation aura été de courte durée car ce roman ne vous fera pas passer de nuit blanche.

Les personnages sont peu intéressants, superficiels dans le meilleur des cas, caricaturaux sinon, et l'intrigue est trop pauvre pour rattraper le tout. Pire : je n'étais même pas intéressée par la fin. Ma ténacité m'a obligée à poursuivre, mais j'étais plutôt soulagée de refermer ce livre. Même le rebondissement final n'a pas changé les choses.

Dommage, ça fait un certain temps qu'un roman policier ne m'a pas vraiment plu, je commence à me désintéresser du genre, pourtant je suis sûre qu'il en existe de très bons. Des conseils ?

jeudi 15 octobre 2009

We need to talk about Kevin, Lionel Shriver


Quelques jours avant ses 16 ans, Kevin Khatchadourian tue 7 de ses camarades, une professeur et un employé de la cafétéria du lycée. 18 mois plus tard, sa mère, Eva, écrit à son mari. Dans ses lettres, elle revient sur ces 16 dernières années : son envie d'enfant, ou ce qui y ressemblait, la naissance de Kevin, et son enfance.

Une fois tournées les quelques premières pages, on comprend vite que ce roman - car c'est bien une fiction, ne sera pas le témoignage trash et racoleur qu'on aurait pu craindre. Rien de sulfureux ici. C'est la simple confession d'une femme, qui a tenté d'être mère, et qui l'explique le plus honnêtement possible à son mari.

Kevin n'a pas été un "enfant facile", mais pouvait-elle prévoir ce qui allait arriver ? La grande question de ce roman n'est pas tant de savoir pourquoi Kevin a agi ainsi, mais de savoir si Eva doit se sentir coupable. Epuisée par le procès, le jugement extérieur et poussée à bout par son propre fils, Eva tente malgré tout de comprendre.

J'ai été impressionnée par ce roman, dont j'attendais franchement moins. Les lettres d'Eva sont émouvantes, sans tomber dans le pathos, même s'il est parfois insoutenable de voir son couple se fissurer lentement.

Une lecture pas toujours facile, mais une des meilleures de l'année.

mercredi 7 octobre 2009

La sorcière de Salem, Elizabeth Gaskell


La jeune Loïs Barclay arrive en Nouvelle Angleterre suite à la promesse faite à sa mère qui, sur son lit de mort, lui avait demandé de se faire héberger chez son cousin en Amérique.

Hélas, celui-ci étant bien malade, Loïs se fait à contre-coeur accueillir par son épouse et ses enfants. Seule la cousine Faith se rapproche un peu d'elle, lui procurant une maigre compagnie. Quand la domestique indienne des voisins se fait condamner en public pour sorcellerie, la foule devient hystérique et ne parvient plus à se contrôler ; seule Loïs garde son calme.

La folie et la paranoïa collectives sont très bien décrites dans ce roman. Malheureusement, je me suis un peu ennuyée, pas tellement attachée à Loïs, et je n'ai pas du tout retrouvé ce qui m'avait tant plu dans Jane Eyre - alors que l'éditeur compare Elizabeth Gaskell à ses contemporaines les sœurs Brontë.

Je pensais être un peu plus touchée par ce livre; peut-être n'ai-je pas commencé par le meilleur de Gaskell ?

Ce roman fait partie de la Chaîne des Livres 2009, à laquelle je ne participe pas (mais qui m'a quand même influencée dans ce choix de lecture !). La plupart des lectrices ont été conquises, notamment Leiloona , Pascale et Florinette, mais je me sens un peu moins seule car Levraoueg s'est parfois un peu ennuyée... même si elle n'a pas détesté !

vendredi 2 octobre 2009

Un pauvre type, Erskine Caldwell


Blondy Niles est un boxeur oublié, sorti du circuit après une entourloupe de son manager. Quand Salty lui propose de remonter sur le ring pour une bonne somme d'argent, il y croit. Mais quand on est le héros d'un roman noir des années 30, rien ne se passe comme prévu, forcément : Blondy va se retrouver enfermé chez Mrs Boxx, une femme aux pratiques très étranges, dont toute la famille semble à moitié folle.

Au-delà de l'histoire, très courte et pas forcément des plus originales, Caldwell réussit à créer une ambiance très spéciale, tantôt absurde, tantôt glaçante.
Un roman noir, puisque je vous le dis.

Petite frustration personnelle : j'aurais bien aimé savoir dans quelle ville ça se passe...

vendredi 25 septembre 2009

L'amour comme par hasard, Eva Rice



Londres, 1954. Lorsque Pénélope, fait la connaissance de Charlotte, elle ne s'attend pas à être emportée dans un tel tourbillon.
Entre Harry, le cousin magicien, et Clare Delancy, la tante extravagante de son amie, la jeune fille est un peu déboussolée : ses manières so british ne l'ont pas habituée à ce manque de conformisme... Mais Charlotte se moque des traditions, et c'est un peu ce qu'apprécie chez elle Pénélope.

Avoir 18 ans à Londres dans les années 50, même quand on vient d'une famille noble mais désargentée, c'est idolâtrer le chanteur Johnnie Ray et découvrir la pop music américaine, se rebeller gentiment en sortant avec des Teddy boys... mais aussi boire du thé et manger des scones à 5 o'clock.

Si vous avez besoin d'une plongée dans Londres, L'amour comme par hasard est ce qu'il vous faut ! Rafraîchissant, malgré les vieilles demeures anglaises qui s'écroulent, ce roman est tout simplement très sympathique, de mêmes que ces héroïnes.
Les cinquante premières pages m'ont laissée relativement indifférente, je craignais donc de m'ennuyer... bien au contraire ! Plein de rythme et d'humour dans ce récit, que je vous conseille.

Les avis de Keisha pour qui ça pétille comme du champagne (tout à fait d'accord, plein de petites bulles qui étourdissent...), et de Miss Alfie !

vendredi 18 septembre 2009

Rêves de garçons, Laura Kasischke


Par un moment d'ennui dans leur colo de cheerleaders, trois ados de dix-sept ans vont faire un tour en voiture. Kristy emmène dans sa Mustang sa meilleure amie Desiree, qui a toujours été plus délurée, et sa voisine de chambre Kristi, une rousse un peu geignarde.

En chemin, elles croisent une voiture de garçons du même âge et leur sourient...

Très très très bon roman que celui-ci, et je me dois dans le futur de suivre Laura Kasischke ! Je me plaignais récemment des louanges et des comparaisons douteuses affichées en couverture sur de plus en plus de romans, mais certaines remarques sont tout de même judicieuses... Comme ici : "Que Joyce Carol Oates se rassure, sa descendance est assurée !". C'est exactement ça, c'est aussi bon que Joyce Carol Oates. C'est cruel, ça commence comme une histoire banale et ensoleillée en Amérique, et ça laisse un goût amer dans la bouche. C'est à la fois très poétique et complètement écœurant.

J'avais repéré ce roman chez Yspaddaden, mais Lily et Praline en ont parlé, et tout le monde est sous le charme !

vendredi 11 septembre 2009

I am Charlotte Simmons, Tom Wolfe


Titre VF : Moi, Charlotte Simmons


Quand Charlotte Simmons débarque des montagnes de Caroline du Nord pour entrer à Dupont, prestigieuse université, elle tombe de haut : ici, elle n’est plus le petit génie du lycée, qui a fait la fierté de ses parents et de ses professeurs. Elle n’est qu’une boursière, autant dire personne pour tous ceux qui viennent de « boarding schools » et qui connaissent déjà tous les codes.
Elle s’attendait à une stimulation intellectuelle intense, elle va y trouver des étudiants plus intéressés par le sexe, les fêtes, l’alcool, que par la neurobiologie, des « frat boys » et des « sorority girls » et des athlètes entrés uniquement pour leur performance sportive malgré des résultats scolaires médiocres.

Le résumé de ce livre fait penser aux innombrables séries américaines qui se passent sur des campus : il raconte l’ascension d’une fille naïve vers les hautes sphères de la coolitude. Mais Tom Wolfe, qui n’aime pas faire les choses à moitié, a passé plusieurs mois en immersion totale dans des facs américaines pour se documenter sur le sujet. De là ressort une exactitude incroyable, jusque dans les plus infimes détails. Il ne nous épargne pas les détails sordides, le récit n’a rien de niais, mais nous offre aussi des perspectives différentes de celles des fils et filles de riches familles new-yorkaises qui se font des lignes de coke pendant les soirées étudiantes… Pas tout à fait Bret Easton Ellis donc, c’est un peu plus frais, moins malsain.

Charlotte Simmons est supérieure aux autres parce qu’elle vient d’ailleurs, elle comprend petit à petit les règles de ce nouveau monde, après le choc culturel, mais réussit aussi à prendre de la distance, contrairement à tous ces jeunes qui se croient sarcastiques alors qu’ils ne parviennent pas à bousculer la hiérarchie interne de l’université.

Un bon roman pour résumer, malgré un petit bémol de ma part : la longueur ! Mon édition comprend 675 pages avec une police de caractères minuscules… un peu difficile.

Et la couverture que je vous ai mise en illustration est bien plus belle que celle de mon édition (hideuse)... alors je me suis permis de tricher un peu :)

jeudi 3 septembre 2009

Un sur deux, Steve Mosby


Pour son premier jour dans la police aux côtés de l'inspecteur Mercer, Mark ne va pas chômer : dès son arrivée, il est embarqué dans une affaire sordide, et part à la poursuite d'un serial killer qui a choisi un jeu particulier pour ses victimes. Il kidnappe un couple, mais n'en tue qu'un sur deux...

Bon, soyons clairs : je n'ai pas vraiment apprécié ce polar, et décidément, plus les commentaires dithyrambiques affluent en couverture, plus c'est mauvais signe ! Pour rectifier, non "Thomas Harris et Harlan Coben" n'ont pas "un nouveau concurrent"... Ce serait vraiment exagérer le suspense ou la tension que l'auteur voudrait nous transmettre.

Et curieusement, alors que les très bons polars me déçoivent souvent sur la fin, j'ai eu ici un petit sursaut d'intérêt... de courte durée : un rebondissement inattendu ne peut pas sauver tout un roman.

Si vous pouvez vous en passer, n'ayez aucun remords : il y a trop de bons livres pour ça.

lundi 31 août 2009

Les exilés de la mémoire, Jordi Soler


Comme des centaines de milliers de républicains, Arcadi doit fuir l'Espagne lorsque Franco prend le pouvoir. Après dix-sept mois passés dans un camp surveillé par l'armée française à Argelès-sur-Mer, il réussit à gagner le Mexique.

Son petit-fils ethnologue s'intéresse à son histoire, et se surprend petit à petit à retracer le parcours d'Arcadi, entre la France, l'Espagne, et le Mexique. Il découvre que le passé de son grand-père n'est pas forcément le même que ce que raconte les souvenirs familiaux officiels...

Ce roman traite du destin des exilés qui ont rêvé pendant des décennies de la chute du régime, nés espagnols mais progressivement devenus mexicains, sans s'en rendre compte.

C'est un roman riche, plein de couleurs et de sensations, qui dépeint une facette du Mexique qu'on rencontre rarement dans les romans.

Mais c'est aussi un roman historique passionnant, qui évoque le sort malheureusement très peu connu des républicains exilés ; on y rencontre l'admirable personnage de l'ambassadeur mexicain en France, qui a tout fait pour sauver un maximum d'opposants au régime franquiste en les cachant dans des chambres d'hôtels de la France occupée, et en affrétant des bateaux pour les envoyer en Amérique latine, où ils seraient en sécurité.

Un livre incroyable... Ne vous laissez pas influencer par la couverture toute simple : ce pourrait bien être mon number one de l'année 2009 - à égalité avec l'Histoire de l'Amour ! (et pour l'instant...)

Pour en savoir un peu plus, lisez la très intéressante interview de l'auteur sur lelitteraire.com

mardi 25 août 2009

Le maître des illusions, Donna Tartt




Un livre terminé, quelques jours à passer à Paris sans internet, il n'en fallait pas plus pour que je termine chez Gibert, évidemment... Je pourrais faire semblant d'être raisonnable, mais là, imaginez-vous plus RIEN à lire pendant 3 jours !!!

Je devais y remédier... et le Maître des Illusions m'a fait de l'œil dès mon arrivée au rayon poches !

La quatrième de couverture qui décrit "un jeune boursier californien" qui "découvre un monde insoupçonné de luxe, d'arrogance intellectuelle et de sophistication, en même temps que l'alcool, la drogue et d'étranges pratiques sataniques". Ce serait à la fois sous-estimer et mal comprendre ce roman, qui est bien plus que ce que cette ouverture racoleuse. Disons plutôt qu'il s'agit en effet d'un jeune boursier californien, qui, en arrivant dans une université du Vermont, découvre un groupe très particulier d'étudiants. Le professeur de grec ancien n'accepte en effet qu'un nombre très réduit d'élèves, qui ne se mêlent jamais aux autres étudiants, ne vont jamais aux soirées et préfèrent passer leur temps libre entre eux.

Ils communiquent entre eux en grec, multiplient les citations d'auteurs antiques et ne s'intéressent pas vraiment au monde contemporain.

Sous ces airs de solidarité et d'amitié quasi-fraternelle se cachent la cruauté et l'égoïsme de ces jeunes, qui les amènent à commettre des actes terribles.


Ce roman est extrêmement précis dans ses descriptions de la psychologie des personnages. L'isolement de ce groupe d'étudiants est tel que les actes pervers qu'ils imaginent avec la plus grande froideur leur semblent presque aller de soi, comme s'il n'y avait pas d'autre solution. Je n'ai ressenti aucune pitié ou empathie pour la situation des personnages (je veux dire "après"...), ce qui m'a un peu gênée, mais peut-être était-ce normal ? Aucun n'est particulièrement attachant, sauf peut-être Camilla, mais là encore, c'est assez compréhensible puisqu'ils sont finalement des personnes plutôt désagréables...

Reste une ambiance incroyable, qu'on retrouve rarement ailleurs, malsaine et pesante, dans un roman qui prend son temps.

Ah, et un petit détail de traduction, très petit, mais qui m'a chiffonnée en fait... Quand on emmène le neveu du Bunny au McDonald's, on lui fait manger un Menu Bonheur... un MENU BONHEUR ???? Le livre a été traduit en 1994, donc je pense qu'on aurait vraiment pu dire "Happy Meal", tout le monde aurait compris... Bon, je suis sans doute un peu trop pointilleuse mais ça m'a agacée !

Quant à la description du campus américain, j'imagine qu'il est plutôt juste puisque l'auteur a elle-même fréquenté une université du Vermont. Pour l'anecdote, il est signalé dans le livre que Donna Tartt était à l'école avec Bret Easton Ellis, et qu'il l'a encouragée à poursuivre son manuscrit...

vendredi 21 août 2009

Millénium 3 - La reine dans le palais des courants d'air, Stieg Larsson


Troisième et dernier tome de Millénium - décidément, c'était l'été des séries pour moi !

Impossible de donner le moindre résumé, sous risque de transformer le billet en spoiler géant, même si je doute que quelqu'un n'ayant pas lu les deux premiers s'intéresse à ce post...
Point positif d'ailleurs : la quatrième de couverture recommande d'emblée de ne pas lire la suite si on veut garder le suspense autour de ce dernier tome. Pour une fois qu'on nous avertit ! (même si c'était assez évident étant donné la fin pleine d'interrogations de La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette)

Est-ce simplement le fruit du hasard ou les fins de séries sont-elles condamnées à me décevoir ? Car, comme avec Breaking Dawn, je suis partagée.

Il m'a fallu du temps pour rentrer dans l'histoire alors que c'était presque immédiat les deux premières fois : le début est long, très long, il se passe un temps fou avant qu'un peu d'action arrive, et ce n'est qu'aux alentours de la page 300 que je n'ai plus eu à me forcer pour continuer !

Mais certaines scènes en valaient la peine, notamment le procès et un mini-rebondissement inattendu à la fin. Toutefois, le but des personnages est principalement de faire éclater la vérité que nous connaissons déjà... pas donc de thriller haletant comme pour le numéro 2 où nous étions dans la même situation que Blomkvist, c'est-à-dire dans l'incertitude.

Je termine donc la trilogie avec un léger sentiment de déception...
Grominou a l'air d'être de partager mon avis, tandis que Maribel est un peu plus convaincue.

dimanche 16 août 2009

Breaking Dawn, Stephenie Meyer


Le quatrième et dernier tome... enfin !

On avait quitté Bella et Edward après leurs fiançailles, le début est donc assez gentillet, jusqu'à ce que QUELQUE CHOSE arrive. (oui, je ne veux pas non plus en dire trop au cas où les rares personnes ne l'ayant pas lu passent par ici...)

Heureusement que j'avais lu les trois autres tomes, que j'avais eu le temps de m'attacher aux personnages, parce que quand on y réfléchit deux minutes, on pourrait presque rire de l'intrigue tellement les événements sont improbables... Bon, en même temps, une histoire de vampires ça n'est pas tellement fait pour coller à la réalité. Mais quand même...

Et pour tout dire, j'ai été un peu déçue : des passages intéressants sont écourtés, et d'autres sont un peu longuets, on attend l'action, on attend, on attend... J'ai bien cru que Meyer nous faisait un remake du Désert des Tartares !

Pour résumer, mon favori sera le number three !

vendredi 14 août 2009

American Wife, Curtis Sittenfeld


Allongée aux côtés de son mari dans le lit conjugal de la Maison Blanche, la femme du président américain revient sur les événements de sa vie, depuis son enfance à Riley, petite bourgade du Wisconsin, jusqu'à sa rencontre avec Charlie Blackwell dans les années 70, et leur ascension au pouvoir ces quinze dernières années.

Si j'avais su dès le début que cette First Lady de fiction s'inspirait très largement de Laura Bush (la femme de George W.), je n'aurais sans doute jamais ouvert ce roman. Et pourtant... Les points communs entre Alice Blackwell, héroïne de ce roman, et l'épouse Bush sont bien sûr intéressants, mais ne vous arrêtez surtout pas à ce détail : il s'agit avant tout d'un grand roman.

Ce que j'aime chez Curtis Sittenfeld, déjà auteur de Prep (traduit en français sous le titre Campus) et de The Man of my Dreams (non traduit il me semble), c'est la justesse incroyable de ses mots, que j'ai rarement rencontrée chez d'autres auteurs. Ce qu'elle décrit est tellement vrai que c'en est parfois presque gênant. Elle peut évoquer les premiers émois adolescents ou la première rencontre avec les beaux-parents, sans concession, de manière très sincère et souvent touchante.
Ses personnages sont quant à eux extraordinaires, là encore de justesse, mais aussi d'humanité.

Ici, on ne peut qu'être touché par cette femme modeste mais très intelligente, qui est parfois tiraillée entre l'envie d'exprimer ses propres opinions et le souci de rester loyale envers son mari.

Lisez, lisez, lisez ce roman ! Il n'est pas encore traduit, mais si vous avez l'occasion de le lire en VO, ça vaut la peine de ne pas attendre...

Pour celles et ceux qui sont tentés, j'avais beaucoup aimé Prep, son premier roman qui a pour personnage principale une jeune boursière débarquant dans une prep school (internat de luxe préparant aux meilleures universités américaines). Un premier roman qui a ses défauts et qui n'atteint pas le niveau d'American Wife, mais qui est très bon quand même.

mardi 11 août 2009

Proposition de lectures communes...

En me promenant chez Kalistina, j'ai pris connaissance d'une proposition, tout à fait décente rassurez-vous, faite par cette jeune demoiselle ainsi que deux autres blogueuses...

Le principe : des lectures communes, comprenant pour l'instant Le Maître des Illusions, de Donna Tartt, (billets prévus pour le 25 août), Le Lion, de Joseph Kessel, et Le Prince, de Machiavel à des dates ultérieures.

Par le plus grand des hasard, j'avais justement dans ma PAL le Maître des Illusions, je participe donc !

N'hésitez pas à passer chez Kalistina pour un peu plus de détails.

Rendez-vous le 25 août !

lundi 10 août 2009

Le goût du chlore, Bastien Vivès


Chose qui ne m'arrive que TRES rarement : j'ai lu une bande dessinée ! Et récente en plus... j'attends vos félicitations !

Je l'ai entr'aperçue par hasard et ce sont quelques billets lus ça et là qui m'ont décidée.

Pour soigner sa scoliose, un ado décide de se rendre à la piscine, où il rencontre une fille, très bonne nageuse. Au milieu du chlore, ils apprennent doucement à se connaître... Je découvre totalement Bastien Vivès, puisque je suis une vraie novice en matière de BD. Pudique, sensible, j'ai beaucoup apprécié cette lecture.

Une fin un peu énigmatique cependant...

Parmi les avis qui m'ont influencée, celui d'Enna, qui dit des choses très justes sur l'album, et celui de Florinette, qui est d'accord avec moi sur la fin !

samedi 8 août 2009

La petite fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette, Stieg Larsson - Millénium t.2




Comme j'aime bien me compliquer la vie, j'ai choisi le moment de l'année où j'avais le plus de déplacements à faire pour prendre avec moi un livre TRÈS lourd... Pas la meilleure idée que j'ai eue, mais je voulais vraiment lire la suite des aventures de Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander. Je ne regrette rien (bon, d'accord, mon épaule un peu endolorie, elle, s'en souvient, mais ce n'est pas seulement la faute du livre... aussi de celle de ses amis que je me suis procurée au cours de mon voyage... aussi de celle de mes milliards de stylos qui semblent pourtant avoir disparu dès que j'ai besoin d'eux...).

Bien sûr, je ne m'attendais pas à autre chose qu'un roman passionnant, et je n'ai absolument pas été déçue : le tome 2 est encore plus intense que le premier, même s'il faut du temps pour que l'action à proprement parler débute - mais, cette fois encore, ce n'est absolument pas dérangeant.

Larsson a vraiment créé d'excellents personnages - non seulement les deux principaux protagonistes, mais aussi Erika Berger, par exemple, en journaliste mûre et compétente. C'est un réel plaisir de retrouver Lisbeth, qui est ici placée au centre de l'intrigue, mise en danger beaucoup plus gravement que dans le premier roman.

J'ai fini très vite ce livre, malgré sa longueur, et, chose qui ne m'arrive que très rarement, les personnages me manquaient presque en le refermant. (C'est grave docteur ?)

Je lirai probablement très bientôt le troisième et dernier tome, d'autant plus que la fin du numéro 2 donne envie d'en savoir plus, contrairement au numéro 1, après lequel on pouvait presque s'arrêter, puisque pas de cliffhanger...

lundi 3 août 2009

Délivrez-moi !, Jasper Fforde



Il s'agit du deuxième volet des aventures de Thursday Next, détective littéraire dans un monde où la guerre de Crimée n'est pas finie, où les animaux de compagnie sont des dodos, et où certains personnages de livre sont des délinquants passant d'un roman à un autre sans aucun scrupule...

Je reste charmée par les pérégrinations de Thursday qui me font toujours autant rire : c'est plein d'imagination, loufoque à souhait ! J'imagine que je perds quand même beaucoup en jeux de mots en le lisant en VF...

Dans ce tome, Thursday rencontre les personnages de la Jurifiction, afin d'apprendre à voyager à l'intérieur des livres. Elle y croise Miss Havisham, des Grandes Espérances de Dickens, le Chat d'Alice au pays des Merveilles... Et c'est là que je me dis que je DOIS lire Dickens, auteur encore inédit pour moi !

Je dois avouer en revanche que j'ai eu du mal à suivre l'intrigue dans tout ses détails, notamment l'histoire des coïncidences, mais ça ne vient peut-être que de moi (trop d'inattention?). Et il y a un gros MAIS : j'ai été très frustrée par le dénouement !

jeudi 30 juillet 2009

Mon gras et moi, Gally



Si vous ne connaissez pas encore Gally, il est urgent d'y remédier !

Son blog actuel me fait beaucoup rire, mais je ne connaissais pas son autre blog blog (aujourd'hui plus mis à jour, mais toujours ouvert), dont cette BD est une adaptation.

Ronde, ou "grosse" comme elle choisit de le dire, elle nous raconte de manière hilarante toutes les épreuves du quotidien : le regard des autres, les tentations, les copines maigres qui se plaignent de leurs 500 grammes en trop, mais aussi les combats avec soi-même. Derrière le rire il y a aussi parfois un peu de désespoir, Gally est attendrissante... Une fille qu'on aimerait avoir comme copine.

lundi 27 juillet 2009

Un bonheur de rencontre, Ian McEwan




Ce roman est également paru sous le titre Etrange Séduction.

De passage dans une ville (pas nommée dans le roman mais on reconnaît Venise), Mary et Colin vivent leur amour tranquillement, au rythme de la dolce vita.
Ils rencontrent un soir Robert, qui les conduit chez lui, et leur présente sa femme Caroline. Sous des abords accueillants, leurs hôtes se comportent de manière de plus en plus étrange...

Je m'attendais à un roman du genre des Catilinaires d'Amélie Nothomb, et c'est à peu près ça pour l'ambiance qui s'assombrit peu à peu jusqu'au drame final. Mais il m'a semblé que l'intrigue était incomplète, ou pas assez fouillée peut-être. Petite déception parce que j'espérais un "grand" roman comme Expiation...

vendredi 24 juillet 2009

Les hommes qui n'aimaient pas les femmes - Millénium Tome 1, Stieg Larsson




Vais-je créer sur mon blog une catégorie "Best-seller avec un/deux/dix ans de retard" ? A méditer car j'ai bien l'impression que ça devient ma spécialité...

Doit-on encore présenter les héros de cette trilogie ? Mikael Blomkvist, rédacteur en chef de la revue Millénium qui dénonce les travers des chefs de grandes entreprises, et Lisbeth Salander, asociale aux multiples tatouages, fouine de génie aux talents étonnants, vont devoir mener l'enquête sur la disparition, 40 ans auparavant, d'Harriet Vanger, nièce du grand industriel Vanger. Il y a quelque chose de pourri au royaume (suédois) des Vanger...

L'intrigue est parfaitement menée, pas forcément la plus originale (quoique...), mais le dévoilement est maîtrisé : rien de trop brutal, ni de trop lent. La présentation de chaque personnage est nécessaire et passionnante. Mikael met du temps avant de faire les premières découvertes, mais on ne s'ennuie pas une minute.

Un succès fou pour ces trois romans, que je comprends tout à fait ! Et j'ai hâte de poursuivre la trilogie.

Les avis tout aussi enthousiastes de plein plein de monde sur Blog-o-Book

lundi 20 juillet 2009

Mort d'un silence, Clémence Boulouque




Court roman autobiographique, Mort d'un silence a été publié en 2003 par Clémence Boulouque, fille du juge Boulouque, en charge de l'instruction des attentats parisiens à la fin des années 90.

J'ai aimé ce livre, très juste, qui est surtout la déclaration pudique et sincère d'une fille à son père, pleine de "et si", mais sans espoir.

lundi 6 juillet 2009

Mes mauvaises pensées, Nina Bouraoui




Nina Bouraoui écrit sur sa double identité franco-algérienne, sur Alger qu'elle a quittée sans se retourner, sans dire au revoir, sur tous les lieux qui ont compté, Zürich, Nice, Rennes, Paris, mais aussi sur sa famille, et sur les femmes de sa vie.

Difficile ici de donner un "résumé" parce qu'il ne s'agit pas d'un roman à intrigue, mais d'auto-fiction, qui m'exaspère très souvent chez les auteurs français de notre époque. L'auteur y confie ce qu'elle raconte à sa psy, dans le désordre bien sûr, de la manière dont les souvenirs se rappellent à nous.

Pourtant, les mots de Nina Bouraoui sont plus dans le vrai que dans le nombrilisme, même si elle parle d'elle, forcément. Certains passages sont très beaux, je pense notamment à ce qu'elle dit de son père. J'étais attirée par ce livre après avoir entendu l'auteur en parler, il y a quelques années déjà, mais je suis relativement surprise de l'impact que ce roman a eu sur moi. Il y a du sauvage chez Nina Bouraoui, une partie toujours impossible à maîtriser.

Une réconciliation - durable j'espère - avec les auteurs français !

dimanche 5 juillet 2009

La Déroute, Melvin Burgess




VO: The Baby and Fly Pie

Davey, alias Gâteau-Mouche, et sa sœur Jane, sont des enfants des rues. Ils vivent dans une décharge publique et travaillent pour la Mère Shelly, lui ramenant ce qu'ils trouvent, mendient ou volent en échange d'un abri. Aucune échappatoire possible pour ces gosses qui vivent par centaines dans ces bidonvilles anglais. Aussi, quand Davey, Jane et leur ami Sham trouvent un peu par hasard un bébé enlevé à une riche famille, ils sont tentés par la fortune que cette aventure pourrait leur apporter. Mais Jane veut "faire les choses bien", de manière honnête et droite.

Une intrigue pas des plus originales, qui ressemble à nombre de récits de cavale, à ceci près qu'il s'agit d'enfants, vivant dans la misère totale à notre époque, en Europe... Jane, Gâteau-Mouche et Sham n'ont rien et tentent quand même d'agir moralement - mais les personnages sont loin d'être de parfaits héros, comme souvent chez Burgess.

Cruel, ce roman met mal à l'aise, dérange, et je n'en attendais pas tant après les quelques premières pages. Bonne surprise donc, même s'il se lit très vite.

vendredi 3 juillet 2009

Digression musicale et autres racontages de vie

Premièrement, oui, je sais, je n'ai pas DU TOUT suivi mon idée de lien du jeudi, mea culpa. Ça doit être mon côté rebelle qui s'exprime, parce qu'en plus j'ai plein plein plein d'idées à vous faire découvrir... Peut-être jeudi prochain ? Et puis au fond, dans nos vies pleines d'emplois du temps et de plannings, un peu d'imprévu et de randomness ne font jamais de mal, si ? (oui, parfaitement, je suis en train de justifier mon manque de discipline n'importe comment là...)

Pour me faire pardonner, un petit truc sympa : même si je n'ai pas vu le film, j'adore la B.O. du film The Boat that Rocked (Good morning England en VF). Plein de bon vieux rock, et la crème de la crème : The Who, The Beach Boys, The Kinks... Vraiment, à écouter !

lundi 29 juin 2009

L'Histoire de l'Amour, Nicole Krauss




Entre le mini-déménagement et la préparation du retour en France - demain !, j'ai eu un tout petit peu de temps pour lire. Planqué dans une bouquinerie de South Kensington, je suis tombée dessus un peu par hasard il y a quelques mois, et j'ai bravé la menace de la couverture laide la semaine dernière.


L'Histoire de l'Amour
est un roman magnifique, que je comparerais volontiers à une symphonie même si ça ne vous en dirait pas beaucoup plus sur l'histoire. Alma, adolescente new-yorkaise, essaie de comprendre la solitude de sa mère, qui ne se remet pas de la mort de son père et ne fait plus grand-chose, à part traduire un roman quasi-oublié qui a entre autres inspiré le prénom d'Alma. Leopold Gursky, vieillard très seul au milieu de la jungle urbaine, attend la mort entre deux livraisons à domicile du traiteur chinois.

C'est un roman très sensible, très triste aussi mais très beau, incroyable. Sans doute mon plus grand choc depuis l'ouverture de ce blog. Tout en finesse, L'Histoire de l'Amour ne dévoile pas tous ses mystères tout de suite, et ses personnages vous trottent dans la tête pendant un petit moment.

En lisant un peu vos avis, j'ai bien aimé ceux de Nanou, Papillon, mais surtout celui de Fashion , qui décrit parfaitement ce que j'ai ressenti.